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—Montaigne stoïcien—

Actualizado: mar 13

Por Javier Otaola




1.- Sur qu’est ce que être stoïque. En quel sens en quel degré est Montaigne stoïque?

Pour commencer il faut établir qu’est ce que être stoïque:

Si nous consultons Wikipedia la Enciclopedie de la post-modernité interconectée, elle dit:

Le stoïcisme est un courant philosophique occidental ayant pour finalité le bonheur de l'existence humaine obtenu grâce à une acceptation rationnelle1 de l'ordre du monde et de son évolution2. Il repose notamment sur la distinction centrale entre d'un côté les choses qui dépendent de nous et sur lesquelles nous devons concentrer nos efforts3, et d'un autre côté les choses qui ne dépendent pas de nous, contre lesquelles il est vain de lutter et que nous devons au contraire supporter et accepter (principe de détachement).

Etablie por Zenon de Kitia en Grece mais representé en Rome par Seneca.

Montaigne est un gran lecteur de Seneca, il a gravé dans le poutres de sa biblioteque à la Tour de Montaigne dictons de diferents philosophes et de al bible, parmi eux quelquúns de SENECA.

Mais Montaigne el ne croit pas aux systèmes. Il se méfie de tous les dogmes. « Je n’enseigne pas, dit-il, je raconte. » Il se raconte : « C’est moi que je peins. » Il fait pas seulement de la literature, mais aussi de de la philosophie autobiographique, donc, ou philosophie à la première personne, mais qui n’en est que plus universelle. C’est que « tout homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition ». Parlant de lui, Montaigne nous parle aussi de nous. Il est merveilleusement libre, lucide, tonique.

Montaigne rejette les aspects plux extremes du stoïcisme ceux qui prônent de l'insensibilité et de la fermeté Il refuse bien loin cette vertu stoïque qu'on peint avec une mine sévère.

Montaigne est un stoïcien moderé, qui se méfie de postures trop farouches, el nous apprend plutôt à aimer la vie telle qu’elle est, telle qu’elle passe, plutôt que d’en rêver toujours une autre. Il enseigne « la voie du milieu ». Il prône le plaisir, la sérénité, l’action. Maître de sagesse : maître de joie. « Qu’un tel homme ait écrit, dira Nietzsche, en vérité le plaisir de vivre sur cette terre en est augmenté ! »

2.- Montaigne est relativement stoïque. Son stoicisme est un humanisme.

Le stoicisme de Montaigne est une espece d’humanisme gai mais il est gai precisemente parceque est un un humanisme sans illusions[1]

Montaigne ne se fait guère d’illusions sur l’humanité et sur sa capacité de conaître avec certitude.[2] Mais il n’en tire aucune leçon de misanthropie. Il pardonne aux hommes de n’être que ce qu’ils sont. Il leur apprend à l’être au mieux.

La connaissance de soi.- Montaigne renoue avec le « Connais-toi toi-même » de Socrate. Mais il le singularise : « Michel nous touche de plus près que l’homme. » Il en fait l’objet exclusif des “Essais” : « Je suis moi-même la matière de mon livre, je veux qu’on m’y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice », écrit-il.

3.- Le stoïcisme de Montaigne est touché de narcissisme?

Narcissisme ? Au contraire : « Si les autres se regardaient attentivement, comme je fais, ils se trouveraient, comme je fais, pleins d’inanité et de fadaise. » Se connaître, c’est cesser de s’adorer. Il garde se fait responsible de soi même mais Montaigne est tres conscient —comme Heraclite— de que l’être de l’être humain est devenir, changement, impermanence. « Je ne peins pas l’être. Je peins le passage. » C’est que « le monde n’est qu’une branloire pérenne. Toutes choses y branlent sans cesse : la terre, les rochers du Caucase, les pyramides d’Egypte, et du branle public et du leur. La constance même n’est autre chose qu’un branle plus languissant. »

Rien d’immuable. Rien d’éternel, en tout cas ici-bas. « Tout contentement des mortels est mortel. »

Mais tout bonheur, même fugace, vaut la peine.

Le modèle de Montaigne, c’est le vent, qui « s’aime à bruire, à s’agiter, et se contente en ses propres offices, sans désirer la stabilité, la solidité, qualités non siennes ».

La sagesse de Montaigne est la sagesse du vent, et en outré n’est pas une sagesse trop entière. « Tant sage qu’il voudra, mais enfin c’est un homme : qu’est-il plus caduc, plus misérable et plus de néant ? » S’élever au-dessus de l’humanité ? Cela est « impossible et monstrueux ». Dépasser l’homme ? « C’est folie : au lieu de se transformer en anges, ils se transforment en bêtes, au lieu de se hausser, ils s’abattent. Ces humeurs transcendantes m’effraient, comme les lieux hautains et inaccessibles… »

Montaigne ne croit qu’en une sagesse humaine, faite d’acceptation joyeuse et pacifiée :

« C’est une absolue perfection, et comme divine, de savoir jouir loyalement de son être. »

Dates

28 février 1533 : Michel Eyquem naît au château de Montaigne, dans le Périgord. Son père est de noblesse récente ; sa mère, sans doute d’origine juive espagnole.

1535-1539 : d’abord mis en nourrice chez des paysans, le petit Michel est confié à un précepteur allemand qui ne parle pas le français et qui lui apprend le latin comme une langue vivante.

1557 : devient l’ami d’Etienne de La Boétie, qui mourra en 1563. Après ce deuil, la vie de Montaigne n’est plus « qu’une nuit obscure et ennuyeuse ». Il s’en guérira en écrivant les “Essais”.

1565 : épouse Françoise de la Chassaigne ; il en aura six filles, dont cinq mourront en bas âge.

1571 : se retire au château de Montaigne. Commence à écrire ses Essais.

1580-1585 : élu, puis réélu, maire de Bordeaux. Il publie, en 1580, la première édition des Essais.

13 septembre 1592 : mort de Michel Eyquem de Montaigne.

Montaigne pensées

La vraie science est une ignorance qui se sait.

Sur le plus beau trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul !

Qui craint de souffrir, il souffre déjà ce qu'il craint.

"Sur le plus beau trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul !"

"Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication."

"La mort est bien le bout, non pourtant le but de la vie."

"Qui craint de souffrir, il souffre déjà ce qu'il craint."

"Ne pouvant régler les événements, je me règle moi-même."

"Éduquer, ce n'est pas remplir des vases mais c'est allumer des feux"

"Il n'y a point de bête au monde tant à craindre à l'homme que l'homme."

"Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs."

"Éduquer, ce n'est pas remplir des vases mais c'est allumer des feux"

Artiste, écrivain, Homme politique (1533 - 1592)

"Les femmes ont raison de se rebeller contre les lois parce que nous les avons faites sans elles."

"Les plaisirs de l'amour sont les seuls vrais plaisirs de la vie corporelle."

"Le beaucoup savoir apporte l'occasion de plus douter."

"Nous ne sommes hommes et nous ne tenons les uns aux autres que par nos paroles."

La vraie liberté est de pouvoir toute chose sur soi.

Nos raisons et nos discours humains, c'est comme la matière lourde et stérile : la grâce de Dieu en est la forme ; c'est elle qui y donne la façon et le prix.

La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Le savoir mourir nous affranchit de toute subjection et contrainte.

L'homme est malmené non pas tant par les événements que, surtout, par ce qu'il pense des événements.

La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute.

Mon métier et mon art, c'est vivre.

Notre vie n'est que mouvement.

Tous les jours vont à la mort, le dernier y arrive.

L'ignorance qui se sait, qui se juge et qui se condamne, ce n'est pas une entière ignorance : pour l'être, il faut qu'elle s'ignore soi-même.

Ce qui est hors des gonds de la coutume, on le croit hors des gonds de la raison.

Quand on me contrarie, on éveille mon attention, non pas ma colère.

Mon apprentissage n'a d'autre fruit que de me faire sentir combien il me reste à apprendre.

Chaque usage a sa raison.

Philosopher, c'est douter.

Je m'avance vers celui qui me contredit.

Il n'est passion qui ébranle tant la sincérité des jugements comme la colère.

"Au lit, la bonté prime la beauté."

"Je donne mon avis non comme bon mais comme mien."

La plus grande chose du monde, c'est de savoir être à soi.

La raison est un glaive double et dangereux.

Les soldats devraient craindre leur général encore plus que leur ennemi.

"Je me suis ordonné d'oser dire tout ce que j'ose faire."

Je n'enseigne pas, je raconte.

Les femmes rougissent d'entendre nommer ce qu'elles ne craignent aucunement à faire.

Le bonheur ne se perçoit pas sans esprit et sans vigueur.

C'est un sujet merveilleusement vain, divers et ondoyant que l'homme.

Notre grand et glorieux chef-d'oeuvre, c'est vivre à propos.

A chaque pied son soulier.

Qu'a fait aux hommes l'acte génital qui est si naturel, si nécessaire et si légitime pour que nous n'osions pas en parler sans honte?

Les hommes sont tourmentés par les opinions qu'ils ont des choses, non par les choses mêmes.

L'admiration est fondement de toute philosophie, l'inquisition le progrès, l'ignorance le bout.

Le monde n'est qu'une branloire pérenne.

La sagesse a ses excès et n'a pas moins besoin de modération que la folie.

J'ai vu en mon temps cent artisans, cent laboureurs, plus sages et plus heureux que des recteurs de l'université.

Nous ne sommes savants que de la science présente.

Ne cherchons pas hors de nous notre mal, il est chez nous, il est planté en nos entrailles.

Qui craint de souffrir souffre déjà de ce qu’il craint

—A lire—

Montaigne ou la conscience heureuse, de Marcel Conche. De très loin, la plus belle introduction à la pensée de Montaigne (PUF, 2002).

Montaigne et la philosophie, de Marcel Conche (PUF, 1996).

Montaigne à cheval, de Jean Lacouture (Le Seuil, 1998).

[1] Le beaucoup savoir apporte l’occasion de plus douter.Le scepticisme

Nous n’avons aucun accès absolu à l’absolu. Nous sommes séparés du réel par les moyens mêmes qui nous servent à le connaître (nos sens, notre raison), ce qui nous voue au doute ou à l’illusion. Non que nous ne connaissions rien ; mais parce que toutes nos connaissances restent relatives, subjectives, incertaines.


[2] Montaigne ne dit pas que rien n’est vrai (ce qui serait contradictoire : si rien n’était vrai, il ne serait pas vrai que rien n’est vrai), mais que rien n’est certain. Leçon d’humilité et de tolérance : « C’est mettre ses conjectures à bien haut prix que d’en faire cuire un homme tout vif. »

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